dimanche 14 septembre 2014

Comment réagir en cas de Syndrôme de Fièvre Acheteuse ( cosmétique ) ?


Bonjour à toutes et tous,


Depuis que j'ai arrêté les cosmétiques, J'ai régulièrement affaire à un curieux et persistant syndrome : le Syndrome de Fièvre Acheteuse, aussi appelé SFA.

Oui oui, comme le Sanibroyeur du même nom. Je trouve que c'est assez parlant comme image...

Ça se manifeste souvent de la manière suivante : je m'intéresse à un sujet beauté quelconque ( la peau, les cheveux, le teint... ), et forcément, puisque le lobby cosmétique est très puissant, on le trouve partout dans les articles consacrés. Et forcément ( bis ), toute humaine pavlovisée-conditionnée que je suis, je clique sur ces réclames alléchantes, aux couleurs qui font mouche, aux promesses qui me touchent ( vous noterez la rime ET l'Alexandrin ), et me voici au rayon hygiène et beauté de ma pharmacie ou de mon Carrefour le plus proche pour toucher ( et-peut-être-acheter-allez-quoi-c'est-pas-souvent ) l'objet ou LES objets de mon désir futile.

Voire carrément, dans les cas les plus sérieux : faire un HAUL.


Image issue du blog Cosmetic Crave ( .com )


Oh. My. God.



Et puis je me raisonne.
Et puis je repose le(s) produit(s).
Et puis je m'en vais.

Désormais ça m'arrive de moins en moins mais il est arrivé, extrêmement rarement certes, que je craque.

Il faut dire aussi, avec des porte-paroles du monde de la Beauté aussi cool, jolies, enthousiastes et passionnées que Coline de Et Pourquoi Pas Coline ? ou Hélène de Mon Blog De Fille, comment voulez-vous y échapper ? Nous aussi on a envie de tester ce truc " ultra-ultra-top qui sent trop bon et qui fait des cheveux de sirène " ou " ce sérum complètement génial qui a vraiment changé l'état de sa peau " ?

Ben oui quoi. On fait ce qu'on peut.

Alors si vous êtes comme moi et que vous vous reconnaissez dans cette intro, comment faire pour résister, éviter la frustration pour ne garder que le sentiment de fierté et de détachement ?



I - Déjà, définir des objectifs clairs et les garder en tête :

Vous voulez quoi exactement ? Précisément ? Sans détour ?

• Arrêter définitivement la chimie et dépolluer votre corps ?
• Vider votre salle de bains de tous ces flacons et autres tubes qui encombrent votre espace et votre esprit ?
• Ralentir progressivement les cosmétiques pour n'avoir que quelques chouchous pas trop dégueu ?
• Arrêter de dépenser des sommes folles dans des fausses promesses débiles ?

Fixez de réels objectifs. C'est à dire atteignables pour vous en ce moment.


Zero Waste Bathroom par Rebecca Rockefeller



Si vous êtes une extrémiste forcenée comme moi, et qu'après un ras-le-bol total vous jetez tout à la poubelle pour ne garder que le strict minimum-bio-naturel-"touche-pas-à-mon-corps-saloperie-de-paraben", vous pouvez aussi, libre à vous.
Mais c'est comme passer directement de l'omnivorisme au frugivorisme : c'est tout à fait faisable mais il y aura forcément des moments de tangage.

Alors soyez réaliste, avancez encore une fois à VOTRE rythme, et tenez vos engagements.
Passez un contrat avec vous-même. Signez-en un pour de vrai s'il le faut !


II - Une fois votre décision prise, en cas de SFA, adopter la technique de l'observation :

• D'abord, observer notre désir d'achat soudain :

- est-il vraiment puissant ou plutôt mouais-bof ?
- est-ce vraiment le produit qui nous parle ou une simple envie d'acheter ?
- ce " besoin " si soudain en cache-t-il en fait un autre ( faim parce que régime strict pas adapté, vide affectif, stress... ) ?


• Ensuite, on observe la persistance de cette envie :

Et pour cela une seule solution : d'abord on note dans un carnet les choses que l'on souhaite acheter là maintenant tout de suite, tellement que si on ne l'achète pas on va faire des insomnies.
On consigne tout, et surtout on met la date.
Ensuite, on note dans son agenda, pile poil un mois après " regarder la liste d'envies du ../../.... "
Si en la relisant, ne se remet pas à baver et sautiller frénétiquement comme un Jack Russel devant une baballe, c'est qu'on en a ni besoin, ni même réellement envie.

Donc  ----------------> ON ZAPPE DÉFINITIVEMENT.


makeupcollection.net



• Si l'on en a toujours vraiment envie un mois après, il reste l'étape de l'observation même du produit :
  1. on se branche sur beauté-test.com pour trouver la liste des composants du dit-produit. On la trouve généralement tout le temps.
  2.  on va ensuite sur CETTE PAGE du site laveritesurlescosmetiques.com pour checker l’innocuité ou non de chaque composant ( vous allez voir qu'à ce stade, si votre envie n'est pas si tenace que ça, ça va vite vous décourager croyez-moi... ) 
  3. si plus du quart de ces composants est composé de satisfaisant http://www.laveritesurlescosmetiques.com/images/smiley18px_medium.gif, passable 6, insuffisant 66 ou déconseillé 666
    OU formulé autrement, si vous ne voyez pas ces deux sourires 66 sur au moins les 3/4 de la liste...

----------------> ON ZAPPE DÉFINITIVEMENT.



Il y a de toute façon la liste noire des non-négociables. C'est à dire que si vous voyez ça sur la liste, même si c'est le seul composant pas top, écoutez-moi et reposez le produit sur l'étalage, c'est la meilleure chose que vous pourrez faire pour votre corps et la planète :
  • *isothiazolinone : dès que vous voyez ce mot ou l'un de ses composés, FUYEZ ! C'est un conservateur antibactérien et anti-fongique ( entre autres ) TRÈS irritant et TRÈS allergisant.
  • *parabens : conservateurs cancérigènes et perturbateurs endocriniens avérés, leur traque est devenue à la mode. Le problème c'est qu'on les a remplacé par des conservateurs encore plus dangereux mais dont les noms sont inconnus du grand public. En tous les cas, quand vous les voyez eux : FUYEZ !
  • les colorants de synthèse : généralement très allergisants et irritants. C'est probablement un des facteurs qui a provoqué mon allergie à la totalité des rouges à lèvres du commerce, même BIO.
    Donc : FUYEZ !
  • Phenoxyethanol : Idem que les parabens. Un conservateur-solvant cancérigène avéré. Bref, vous m'avez comprise, je ne vais pas le répéter.
    Quoique si : FUYEZ !
  • BHT et BHA : Polluants notoires retrouvés dans les cours d'eau notamment, ils servent d'antioxydants dans les cosmétiques... mais dans la nourriture aussi !! Ö_Ö
    On marche sur la tête....
    Bref, vous savez quoi.
  • PEG et PPG : signifient polyéthylèneglycol et polypropylèneglycol. Ces noms barbares désignent en fait des composants cancérigènes dont on se sert également dans la fabrication des gaz de combats.
    Voila.
    Voila voila.
    Je vous dis de fuir là, ou... ?
  • EDTA : ah il est beau celui-là je l'aime bien. L'EDTA, par sa grande affinité avec les métaux lourds, va grosso-modo se fixer à eux et rester aussi bien dans votre corps.... que dans l'eau du robinet puisque les stations d'épuration n'arrivent pas à les filtrer.
    Vous reprendrez bien une petite louche de soupe avant de FUIR ?
  • j'ajouterais sur ma liste que quand je ne vois pas SPÉCIFIQUEMENT inscrit " non-testé sur les animaux ", c'est juste NON pour moi.

Sans oublier les silicones dans les shampoings, qui vont poisser vos cheveux et ne peuvent être éliminés que par les sulfates, substances ultra-irritantes pour la peau ; les sels d'aluminium cancérigènes dans les déodorants ; l'ammonique dans les colorations chimiques pour cheveux, extrêmement irritant et allergisant...

Et ne vous y trompez pas ! 
Même les produits pour bébés ( OUI ! ) sont farcis du même dangereux bouillon de culture chimique.
C'est tout bonnement SCANDALEUX.





III - Bref, en cas de SFA, toujours aller au moins pire, si on ne peut pas contenir cette frénésie d'achat :

Pour cela, je vous recommanderai bien évidemment de vous rabattre sur les produits BIO, en évitant la charte COSMEBIO qui n'est, selon moi, vraiment pas très fiable et dont le cahier des charges ne cesse de s'affiner...
Allez AU MOINS vers le ECOCERT, et achetez si possible dans les vrais magasins BIO qui pourront vous conseiller des labels stricts comme Demeter pour la nourriture.
Je ne les connais pas moi-même pour les cosmétiques, puisque je n'en achète pas, mais d'autres sauront vous renseigner parfaitement.

Pour les colorations de cheveux, tournez-vous vers le naturel comme le henné SANS SODIUM PICRAMATE ( un sel d'aluminium ), l'indigo, la garance, le curcuma... Tous ces produits sont disponibles dans des enseignes comme Aroma-Zone.


Vous pouvez aussi fabriquer vous-même vos produits cosmétiques, et la plupart d'entre eux d'ailleurs avec des ingrédients que vous possédez déjà dans votre cuisine !
J'y reviendrai dans un prochain article c'est promis, j'ai eu pas mal de demandes et je sais que ça vous intéresse beaucoup :)

Pour le reste, je vous renvoie une fois encore vers mes deux articles sur les cosmétiques : 1 & 2




 
IV - Enfin, sachez vous récompenser :

Parce que oui, étant donné l'état de sollicitation et de tentation perpétuelles dans lequel nous baignons, résister à acheter tient vraiment de la volonté de fer. Preuve en est que si ce n'était pas le cas, je ne serais pas en train d'écrire cet article et vous de le lire !
Alors quand on tient bon, il faut se récompenser.

J'ai deux manières de le faire : immédiate et reportée.

immédiatement : profitez de cette petite ou moyenne somme que vous n'avez pas dépensée pour vous offrir de beaux fruits et légumes BIO par exemple, histoire de vous faire un jus de ouf ! Ou offrez-vous une place de cinéma, un beau livre que vous vouliez depuis longtemps, une place de concert... etc.

Reporté : mettez les sous de vos non-achats dans une cagnotte qui vous servira à vous offrir un GROS cadeau : du genre cet extracteur de jus Omega à 350€, cette machine à coudre-surjeteuse dont vous rêvez tant, un voyage à Londres ou à Rome ! Ce joli chemisier en soie made in France Jean-Paul Gaultier, quelques jours de vacances en plus, un repas dans un restaurant étoilé, un week-end en amoureux dans un château en Écosse...

Vous voyez le principe :)
C'est le seul moyen de ne pas se sentir frustrée et finalement courir au magasin pour craquer...

 

V - Un peu de bon sens, enfin :


N'oubliez de toute façon pas, et ce en priorité, que la première et unique chose qui vous donnera une belle peau, des beaux cheveux, des beaux ongles, une jeunesse préservée, viendra à bout de vos cernes et de vos ridules, c'est CA :





Enfin, pour mes motivations personnelles, outre l'envie de me désintoxiquer des achats compulsifs justement et de me dépolluer le corps de toute cette chimie immonde et dangereuse, j'ai aussi de plus en plus en horreur ces images de TROP, de rayons qui dégueulent, de sur-offre permanente :





Et ce aussi bien dans les magasins que dans ma salle de bains, alors que je n'aspire qu'à une chose : vivre dans une maison Zero Waste, comme Bea Johnson.

Morceaux choisis :







Sachez également que toute cette méthode peut être appliquée à tous les domaines où le SFA peut sévir : vêtements, déco... refusez ce que vous ne désirez pas vraiment après un délai de réflexion, ce qui n'est pas de bonne qualité, ni déontologique, ou avec des matériaux gorgés de substances chimiques, etc. 


Enfin, je garde à l'esprit que mes choix de consommatrice sont les seules armes efficaces pour changer ce monde qui ne me convient définitivement pas.
Alors dès que je sens pointer une monté de SFA, je relis ostensiblement la phrase magique de Coluche :

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ! »







Pour aller plus loin :

     • La page détaillée des substances cosmétiques les plus dangereuses pour l'homme et l'environnement :
       http://www.laveritesurlescosmetiques.com/risiko_fr.php

     • La page de la recherche INCI du même site : http://www.laveritesurlescosmetiques.com/incisuche.php

     • Le blog de Bea Johnson, Zero Waste Home : http://zerowastehome.blogspot.fr/



J'espère que cet article vous aura apporté.
Prenez soin de vous, je vous embrasse,
Saturne.






jeudi 4 septembre 2014

Les erreurs classiques du végétarien débutant


Quand on souhaite se diriger vers l'alimentation physiologique, en règle générale ( et c'est conseillé ), on procède par étapes : végétarisme, végétalisme, veganisme, option crudivore puis frugivorisme.

Je souhaitais donc aborder avec vous les différentes erreurs que j'ai faites lors de mon passage au végétarisme. Parce que je me suis rendue compte qu'elles ne m'étaient pas propres et qu'elles se retrouvaient chez nombre de végétariens, débutants ou non, d'ailleurs.
Ces erreurs pouvant parfois nous mener dans des parcours de santé pour le moins douteux voire délétères. Nous verrons donc que ce n'est pas parce que c'est VG que c'est systématiquement santé !





I ) Première erreur classique : la peur des carences.

        • Les protéines :

Aaaah le mythe des protéines. J'en ai moult fois parlé, notamment dans cet article. Alors je ne vais pas m'étendre pendant trois ans, mais juste vous rappeler la composition en pourcentages caloriques du lait maternel, unanimement reconnu comme l'aliment physiologique par excellence, aliment unique du bébé qui va doubler sa taille et sa masse en deux ans, c'est à dire au point le plus fort de sa croissance :
  • 53% de graisses
  • 41% de sucres
  • et 5% de protéines LIBRES ( c'est à dire d'acides aminés, pas de protéines complexes )
A savoir bien en dessous des 10 à 15% de protéines recommandées par nos autorités, alors que nous sommes des adultes et que nous ne grandissons plus...

Donc comme nous sommes maintenus dans ce système de peur et d'angoisse avilissantes permanentes, on va tout faire pour pallier à ces inquiétudes totalement infondées, issues d'un bourrage de crâne séculaire après qu'un scientifique a décrété que la protéine était " l'élément noble de notre alimentation ", et qu'il fallait absolument la consommer en quantité ( cf. le rapport Campbell ).

Pour cela, le végétarien qui veut bien faire va se protéiner la tronche à grands coups du fameux combo céréales + légumineuses... Ça part d'un bon sentiment ! Les céréales et les légumineuses ne présentant pas les mêmes protéines, leur association permettrait un équilibre dans ce domaine précis.

Le problème c'est que tout cela apporte un nombre bien trop important de protéines par rapport à la quantité physiologique nécessaire à notre bon fonctionnement, et qu'en plus, c'est encore une fois ingérer une belle masse de colles qui va nous boucher les intestins au mieux, apportant son lot de constipation, ballonnements, déminéralisation, j'en passe et des meilleures, voire carrément  enflammer notre tuyauterie dans le cas du gluten ( je vous renvoie à mon article ).

Il y a une autre option à la contre-attaque de la carence protéinique du VG débutant : les noix.
Quel végéta*ien ne s'est pas entendu dire : " il faut que tu manges beaucoup d'amandes si tu ne manges pas de viande " !
Et là, soyons logiques : les noix ( classiques, du brésil, de cajou... ), les amandes, les pignons, les noisettes... tous ces délicieux oléagineux ont un point commun.
Lequel ?
Ils poussent dans des coques dures comme du bois ! Dont certaines ( comme les amandes sauvages que j'ai cueillies pendant les vacances ), ne s'ouvrent qu'à grands coups de marteau !
Ce qui signifie très logiquement qu'en manger des quantités, écossées par centaines dans leur sachet plastique de grande distribution, c'est une hérésie alimentaire. On ne devrait en manger qu'une dizaine par jour.
Encore une fois la nature est bien faite : parce que ce sont des bombes de micro et macro-nutriments, il faut les mériter à coups de pierres, et on ne peut pas, dans la nature, en manger de grandes quantités à moins de passer outre les ampoules qu'on a aux mains ! :)





Enfin, la dernière parade anti-carence, et donc la dernière erreur : se gaver de laitages.
Les laitages sous toutes leurs formes. Fromage, lait, yaourt... Le problème c'est que passé un certain âge le corps n'est plus enzymatiquement adapté pour digérer le lait. Lait qui provoque nombre de déchets toxiques dans le corps puisque nous le consommons pasteurisé, donc cuit, donc mort. J'ai consacré tout un article là-dessus, je vous laisse le consulter pour tous les détails sur cet aliment aux bienfaits vantés scandaleusement mensongers. Pour le moins.


        • Le fer :

Depuis que je suis frugivore, je n'ai jamais eu un taux de fer aussi élevé...

Pourquoi ?

Parce qu'encore une fois, la cuisson détruit le caractère biodisponible/assimilable des minéraux à partir de 100°C. Comme on cuit plutôt la viande à forte chaleur pour les grillades et très longtemps pour les mijotées, lorsqu'on la mange, le fer est devenu inerte et n'est plus assimilable par l'organisme.
Quand j'étais encore omnivore, mon taux de fer frôlait l'insuffisance, j'étais vraiment vraiment au bas de l'échelle. Je ne sais plus en quelle unité on mesure les taux de fer, mais mettons que ce soit en µg/mol, la fourchette normale se situait entre 10 et 100 et je me situais à 12...
Lors de ma dernière prise de sang, j'étais à 72 !
Comme je mange énormément de feuilles vertes crues, riches en fer biodisponible, je le fixe ! Et a fortiori avec les quantités de vitamine C que m'apportent les fruits, l'assimilation est encore facilitée.







        • La vitamine B12 :

Ça aussi c'est le grand truc des anti-VG : " si tu ne manges pas de viande, tu n'auras pas de B12 et tu vas mourir. ".
Bien bien bien.

Alors encore une fois la vitamine B12 se retrouve dans la viande parce qu'elle est ingérée avec la terre qu'avalent les ruminants et les gallinacées.
- Achetez donc des légumes BIO de pleine terre, ne les lavez que modérément et vous n'aurez aucun souci de vitamine B12 !
- Si vous avez un jardin préservé de la pollution, genre pas un balcon à paris quoi, vous pouvez cueillir des plantes sauvages comme les pissenlits ou le chardon marie et les ajouter à vos jus ! Excellent pour la sphère hépatique ( un peu amer certes, alors on y va piano ), et plein de B12 :)
- Sinon, au pire, en mangeant un morceau de fromage de chèvre ou de brebis de temps en temps ( j'insiste: de temps en temps ), vous aurez votre B12.
- Et enfin si vous êtes VRAIMENT angoissé(e) de la vie, prenez un complément alimentaire et basta cosi.





II ) Deuxième erreur classique : penser systématiquement que VG = Santé.

Eh oui !
Nourrissez-vous de pâtes, de pain et de fromage, de chips, de frites, de pizzas végétariennes, de riz blanc et de légumineuses, ah ben c'est sûr, c'est végétarien, mais je ne donne pas cher de votre santé ( et de votre ligne ) à très court terme !

Très honnêtement, éthique mise à part, si l'on parle santé, il vaut mieux un régime crétois bien mené ( c'est à dire avec beaucoup de fruits et légumes et un peu de viande blanche + poisson )  qu'un régime végétarien de cette sorte.

Petit point aussi sur les jus de fruits du commerce : fuyez-les.
Tous, sans exception.
Boire un jus de fruits qui n'est pas fraîchement extrait dans votre cuisine revient à boire de l'eau sucrée avec un goût. La pasteurisation détruit la moindre parcelle de vitamine et celle que l'on rajoute artificiellement s'est évaporée quand les bouteilles arrivent en rayon.
Bref. Mangez des fruits, ça vous reviendra moins cher et vous aurez là de réels bienfaits.



II ) Troisième erreur classique : oublier que manger végétarien c'est avant tout faire la part belle aux fruits et légumes.


Végéta-*ien : appartient au champ lexical de " végétal ".

Nombre de VG que j'ai pu rencontrer oublient cet élément principal et essentiel et se contente de "ne pas manger de chair animale " !!
Si vous voulez réussir votre transition alimentaire, augmentez con-si-dé-ra-ble-ment votre part de fruits et légumes ! Le plus possible crus en fonction de la tolérance et du taux d'inflammation intestinale, et sinon cuits à la vapeur douce.
Parce que sinon, et lisez bien ces mots : c'est voué à l'échec et vous allez vous retrouver dans un état de santé aussi déplorable qu'un omnivore moyen.





II ) Conclusion :

Pour conclure je dirais que je pense très très honnêtement qu'une fois ce processus engagé, il faut aller jusqu'au bout. Je suis infiniment convaincue que le végétarisme n'est pas une fin en soi, mais juste une étape pour aller vers le frugivorisme qui est notre réel mode d'alimentation physiologique.

OUI je suis moi-même passée par ces étapes successives, parce que je tâtonnais et ai appris toute seule, OUI on doit s'adapter progressivement à ce nouveau mode de vie, OUI on doit écouter son corps et aller à son rythme, mais le végétarisme est vraiment une étape, une escale.
Gardez ceci en tête, et vous verrez de toute façon que naturellement, au fil du temps, vous aurez envie d'aller plus loin, et vous vivrez sûrement cela comme une libération.

Évitez donc au maximum, pendant ces périodes de transitions, d'intoxiquer plus encore votre corps, en consolant vos frustrations d'absence de viande par des tonnes de tartines et de fromage.
Éthique mise à part, la viande ( crue et en quantité congrue encore une fois ), par son apport en hormones et neuro-transmetteurs, peut être nécessaire pour des personnes vraiment épuisées nerveusement. Alors faites les bons choix.


Si de toute façon votre but est d'aller vers l'alimentation physiologique, prenez le temps de faire les choses bien, pour ne pas céder aux frustrations engendrées par une conduite précipitée et irréfléchie.



Pour aller plus loin :


  • Le site de Thierry Casanovas " Vivre Cru ", une mine d'informations à glaner au travers de centaines de vidéos : www.vivrecru.org
  • The Miracle Detox Sourcebook, une fois encore : 

  • Le Rapport Campbell : 





J'espère que cet article vous aura apporté.
Prenez soin de vous, je vous embrasse,
Saturne